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Et voici ce que j'ai écrit pour le dernier arbre à drabbles de [livejournal.com profile] drakys !!

Harry Potter ([livejournal.com profile] papotus_sempra) - Théodore Nott - G

Théodore avait rêvé d’une famille et il l’avait : des parents de substitution, un frère de coeur, une soeur de pique, un fils plus attachant qu’il n’aurait pu l’imaginer, un amant au goût de chocolat et des amis très chers.

Pourtant, parfois, il avait l’impression déplaisante que ses efforts n’étaient pas récompensés : était-ce trop demander à Draco que de ne pas se disputer avec Daphné et Neville ? Pour lui ? Pour qu’un après-midi, il puisse profiter des siens.
Il regarda Draco se fondre dans la foule après une altercation avec Neville...
Il avait la réponse à sa question.


La famille indienne - Anjali, Pooja, Rahul - G

« Dis directement que je suis une incapable ! »

Les mains sur les hanches, ses jambes peu couvertes plantées dans le sol, Pooja défie sa sœur. Anjali croise les bras sur sa poitrine et elle tape du pied, son sari bruissant doucement. À l’entrée de la cuisine, elle empêche sa sœur d’y pénétrer.

Rahul ne peut pas s’empêcher de la trouver belle comme une tigresse (et de trouver Pooja définitivement trop peu habillée).
Poo fait un pas en avant. Anjali plisse les yeux.

Ne jamais se mettre entre Anjali et Poo, c'est une règle de survie essentielle en cuisine.


Inception - Dom et la team - G

Silencieusement, Dom se glisse dans le couloir. Derrière lui, les talons d’Ariadne ont un cliquètement étouffé. Arthur est une ombre à ses côtés, semblant absorber les sons, et le seul bruit d’Eames semble être celui de son sourire amusé.

Il pousse la porte avec d'infinies précautions. Une lumière intermittente éclaire la pièce silencieuse. Sur le canapé, les cibles dorment devant la télévision muette.

Dom s’avance pour rajuster la couverture sur sa fille. Son bras effleure la télécommande qui tombe avec un bruit sourd. Elle ouvre les yeux, imitée par James. Arthur soupire. Eames lève les yeux au ciel.

« Ah, bravo ! »


Original (Les Lames) - Akio - G

Sa chambre était illuminée par le soleil de midi quand Akio ouvrit les yeux. Il se redressa brusquement quand un rayon chaud le frappa dans les yeux. Il était en retard pour le repas familial du dimanche.
Laissant son futon derrière lui, il se prépara avec une vitesse née de l’habitude, et se précipita dehors. La maison des Tori était à l’autre bout du quartier et il entendait déjà ses soeurs. Masaki lui ferait remarquer l’état approximatif de sa tenue et Komaki le regarderait, suspicieuse, se demandant où il était encore aller passer la nuit...


Original (Créatures) - Norio - G

Les yeux du collégien parcourent les titres des livres du rayonnage et un doigt caresse la tranche de chaque ouvrage, mais ne s’arrête jamais, insatisfait.

Derrière lui, Norio range en surveillant son kohai du coin de l’oeil.
Face à son indécision, il lui propose son aide. Chaque vocation de lecture doit être encouragée pour lutter contre la popularité du club de natation ou de kendo.

Une histoire d’amour, de capes et d’épée complètement obscure, pour impressionner une demoiselle ? Facile.
Bientôt, la porte de la bibliothèque se referme sur un élève dévorant le début de La Canne et la Rose.


Original (Créatures) - Shin'ichi, Seiji - PG

Sans cesse, le regard de Seiji se trouble en passant sur lui. Shin s'inquiète : les remords qui hantent son ami ne disparaissent pas. Finalement, la confrontation devient inévitable.

« Arrête de me regarder comme si j’étais en sucre, idiot. Tu ne pouvais prévoir que la foudre tomberait sur moi. »

C'est bien Seiji qui a appelé l'orage. Mais ce n'était pas sa faute. Son regard s'éclaircit.
Shin lui sourit, soulagé, puis ses yeux errent derrière lui, autour de lui. L'aura pesante de dragon de Seiji le fascine et le terrifie.
Son propre regard aussi a changé cette nuit là.


Original (Maida Vale) - Teddy, Rohan - PG

« Ma mémoire me fait défaut, ou j’ai juste raté la putain d’annonce comme quoi je suis ton putain de laquais, Nightingale ? Tu fais quoi de la liberté de la presse ? »

Teddy fronce machinalement les sourcils face à la vulgarité caractérisée de Rohan. Le pigiste le foudroie du regard, ou plutôt il foudroie du regard le bout de papier que lui tend Teddy, et sur lequel sont inscrites les références de l’article qu’il veut trouver dans les archives du journal.

« Alors suggère à tes patrons de refaire leur site internet. On ne trouve rien dessus. »


Original (Maida Vale) - Daphné Nightingale - G

Ses frangins, ces deux grands enfants... S’occuper d’eux, c’était comme faire du baby-sitting, mais sans être payée. Ignorant royalement les ronchonnements de Drake, elle quitta la cuisine et monta vers les chambres. Une mélodie au piano un peu dissonnante, venait de la porte entrouverte de Teddy. Dans la chambre en face, elle trouva Vincent en train de terrasser à grands coups de pinceau sa toile bariolée.

« Les garçons, à table ! »

Aucune réponse. Tant pis pour eux. Elle alla dans sa chambre et alluma sa chaîne-hifi, mettant du Bollywood à fond. Deux hurlements d'horreur combinés saluèrent sa vengeance.


Original (Maida Vale) - Drake Sterling et les Nightingale - G

Sans un mot, Drake regarde le livre que Daphné a laissé pour son père. Elle n'a fait que passer, sa vie trépidante l’attendant hors du domicile paternel.
Pas de nouvelles de Vincent, mais l’aîné des Nightingale ne sait peut-être même pas quel jour on est.
Quand au cadet, Teddy, il a fait une brève apparition en début de matinée, les lunettes embuées d’avoir couru et une excuse aux lèvres. Mais lui non plus n’est pas resté.

Le père s'est enfermé dans son bureau et Drake laisse le livre devant sa porte. Il n'a pas envie de lutter.

Bon anniversaire, Théodore…


Original (Maida Vale) - Drake Sterling - G

Une masse de cheveux bruns impétueusement bouclés repose sur l’oreiller. Il est quatre heures de l’après-midi et Teddy Nightingale dort du sommeil du juste.
Drake secoue la tête et referme la porte de la chambre. L’autre occupant de l’appartement, le serviable docteur Frye, n’est nulle part, le bienheureux.

Drake fait quelques pas dans le salon, évitant soigneusement de marcher sur une flûte traversière, quelques partitions pour piano ou une baguette de batterie. Ses yeux bleus tombent sur un violon posé avec respect sur son support, à côté de la fenêtre.
L'instrument n'a pas bougé depuis le mois dernier. Il soupire.


Original (Gwyneira) - Emmanuel - PG

Emmanuel se lave entièrement après chaque pleine lune. Au début, il se terrait au plus profond de la forêt pour enlever au Loup toute envie de chair humaine et n’en ressortait qu’au bout de plusieurs jours, le corps meurtri et le cœur retourné par tant de violence.

Aujourd’hui, il s’enferme soigneusement dans la crypte de l’église, profanant les murs de ses griffes. Dès le matin, il referme sa soutane sur ses chairs blessées. Il ne prie pas un Dieu qui l'a maudit sans raison aucune, mais apaise au mieux ses fidèles.
Jusqu'à la prochaine pleine lune, la tempête s'est calmée.


Original (Gwyneira) - Benjamin - G

Son devoir était de servir son Prince, jusqu’à la mort. Benjamin ne vivait que dans ce seul but. La loyauté du jeune serviteur était sa plus grande fierté. Le Régent Sebastian lui-même, pourtant exigeant et protecteur envers le Prince Judicael, lui avait offert sa confiance. De jour comme de nuit, sa tâche était de s’assurer que le jeune homme ne manquait de rien, au péril même de sa vie !

Même si cela impliquait, à l’aube un jour d’hiver, de lui courir après dans la lande gelée pour mettre dans son paquetage pour la nuit une nouvelle paire de chaussettes.


Original (Gwyneira) - Emmanuel - PG

Sa vie n’avait pas toujours été limitée aux murs d’une église. Autrefois, Emmanuel appartenait à une famille de la petite noblesse à laquelle le Roi Rohald lui-même accordait ses faveurs.
Puis la Bête avait attaqué la cour, lors d’une partie de chasse de ces dames. Le Roi, la Reine, les parents d’Emmanuel, tant de personnes innocentes... il en était le seul survivant.

Sebastian lui avait offert une chance de s'en sortir sans faire du mal à son tour. Mais les chairs déchiquetées de son épaule droite ne guériraient jamais. Pas plus que les cœurs des familles qui avaient tant perdu.


Original (Gwyneira) - Emmanuel et Sebastian - PG-13

« Ah bravo ! » se félicite sarcastiquement Emmanuel.

Il grimace en examinant le dos de son amant, qu’il a griffé avec enthousiasme un peu plus tôt, lorsque Sebastian lui faisait l’amour. La tâche serait plus aisée si Sebastian ne riait pas de ses remords.

« Ça n’a rien de drôle ! » le sermonne le prêtre en passant du baume sur une plaie qui semble avoir été faite par une bête plutôt qu’un homme.

Emmanuel se rembrunit. S’en apercevant, Sebastian se tourne et l’attire vers lui. Le baiser qu’il pose sur ses lèvres y fait naître un sourire reconnaissant.
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